C'était la petite soeur de mon papa, la dernière de cette grande fratrie de neuf enfants.

On l'appelait Misette, et je crois que je n'ai connu son véritable prénom qu'une fois grande.

C'était ma tante du Canada et du coup on se voyait peu, mais elle lisait le blog et laissait parfois un commentaire. Et chaque jour, lorsque que je voyais apparaître le drapeau à feuille d'érable en consultant les statistiques du blog, je savais qu'elle était passée me voir et je pensais à elle, comme un clin d'oeil outre-Atlantique.

Elle est partie trop tôt, trop vite, le jour de Noël, et ce matin j'ai l'air bien bête à lui dédier un mot qu'elle ne lira jamais. 

On ne dira jamais assez aux gens qu'on aime combien on pense à eux chaque jour.

(contrairement à ce que son titre pourrait laisser penser, cette chanson est la chanson de Noël la plus triste qu'il m'ait jamais été donnée d'entendre, je suis parfaitement incapable de l'écouter sans fondre en larmes)