Hier midi, c'est non sans une certaine appréhension que je me suis mise en route pour l'hôpital en compagnie de Gruffalotte afin qu'elle ait sa seconde séance de chimio.

Mais comme je suis une personne organisée (et que l'espoir fait vivre ?), j'avais pris soin de lui fourguer deux cuillères d'Atarax avant notre départ et de remplir mon sac avec de quoi la distraire pour l'après-midi (coloriages, nourriture, doudou, tétine, et surtout, iPad chargé à bloc pour regarder des vidéos de Trotro...). Arrivées sur place la demoiselle n'a fait qu'une toute petite tentative d'évasion, après quoi on s'est installées tranquillement dans la chambre pour attendre les infirmières.

Quand celles-ci on débarqué avec les seringues, c'est moi qui ai fait une tentative d'évasion (parce qu'il faisait hyper-chaud et que ce genre de situation stressante a tendance à me faire tourner de l'oeil), mais Gruffalotte m'a clairement signifié qu'il était hors de question que je me barre au moment fatidique et je suis donc restée assise à ses côtés tandis qu'elle était sagement allongée et que l'infirmière procédait à l'injection. Comme elle est restée d'un calme olympien, avec toutefois des yeux embués de larmes qui m'ont brisé mon petit coeur de mère, l'ensemble des opérations n'a duré qu'une petite dizaine de minutes, et Gruffalotte a semblé la première surprise quand les infirmières l'ont félicitée et puis ont levé le camp une fois le traitement terminé. 

Comment, c'est déjà fini ?

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Je suis à la fois soulagée que les choses se soient bien passées, fière de mon bébé courageux (et de moi aussi d'ailleurs, je suis même pas tombée dans les pommes), mais aussi un peu triste de la voir tendre le bras d'un air résigné à l'infirmière qui cherche ses veines. Trois ans c'est quand même un peu jeune pour avoir déjà l'habitude des piqûres...