Le soir, à l'heure du dîner, chez les Gros Manches, c'est l'anarchie.

Pour la bonne et simple raison qu'avec l'Homme, nous ne sommes que deux adultes pour canaliser trois mini-manchottes, dont l'activité principale consiste à :

  • Parler, fort, enfin plus fort que les frangines quoi.
  • Asticoter lesdites frangines.
  • Leur coller des coups en douce sous la table, parce que d'abord elles font rien qu'à m'asticoter !
  • Manger avec les doigts comme un petit goret (mais maman le cochon est un animal super propre tu sais ? Ce que je sais c'est que je ne dis pas merci au blaireau qui leur a appris ça)
  • Descendre de sa chaise pour aller chercher un truc n'ayant absolument aucun rapport avec le repas mais néanmoins parfaitement urgent et indispensable.
  • Descendre de sa chaise pour aller prendre un dessert dans le frigo et passer 10 minutes à hésiter entre un petit suisse et une compote devant ledit frigo avec la porte ouverte.

Donc mardi soir, quand Gruffalotte est descendue de sa chaise et est allée prendre un truc d'un pas assuré dans le frigo, on ne lui pas prêté plus attention que ça.

Sauf qu'en guise de dessert, elle nous a rapporté un oeuf.

Oeuf que, sitôt réinstallée sur sa chaise, elle a joyeusement fracassé sur la table.

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L'Homme et moi étions en pleine conversation, mais là ça nous a interrompu net.

Regard d'incompréhension de la demoiselle devant la flaque de blanc s'écoulant mollement de la coquille pulvérisée...

Euh, Gruffalotte, tu voulais un oeuf dur c'est ça ?

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Ben il faut le faire cuire avant tu vois.

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(Ben, où qu'il est mon oeuf dur ?)

Manifestement l'incompétence gastronomique se transmet par les gènes, et malheureusement pour elle, notre progéniture va devoir faire avec une lourde hérédité...