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Hier soir avec l'Homme on est enfin allé voir Merci Patron dans notre cinéma de quartier chéri.

De base j'avais envie de voir ce film depuis la formidable critique de Lordon parue dans le Diplo de février dernier. Mais je me doutais bien qu'il finirait par passer à Ivry-la-Rouge et j'ai donc patienté sagement en surveillant de près la programmation du Luxy. Et effectivement, le 6 avril était organisée une soirée débat autour du film et en présence de Ruffin himself.

Je vous dis pas comment on était sur les starting blocks avec l'Homme, pour l'occasion on a même appelé la baby-sitter histoire d'aller voir le film et d'assister au débat ensemble, alors que d'habitude on va au ciné à tour de rôle.

Mercredi soir on s'est donc joyeusement mis en route sous la pluie.

Sauf que quand on est arrivés devant le cinéma, la grande salle était déjà pleine.

Toutes les places étaient parties en prévente dans la semaine. Je savais même pas que mon ciné de quartier faisait des préventes, mais manifestement il y a au moins 300 personnes qui elles le savaient. L'Homme a ronchonné un instant sur ces estrangers de parigots qui viennent nous piquer nos places de cinéma pas cher (3€50 le film et la soirée débat, qui dit mieux), et puis on a poussé un soupir de soulagement. Exceptionnellement, un seconde projection était organisée dans la petite salle du cinéma à l'étage, par contre pour la soirée débat c'était cuit, nakache, y'aurais pas assez de place en bas pour tout le monde.

Bon, s'pas grave me dis-je, moi je voulais surtout voir le film.

Et quel film.

Indépendamment des questions militantes, Merci Patron est tout bonnement hilarant, ce film c'est de l'espoir et du bonheur gravés à même la pellicule. Notons que c'est quand même le seul film au monde capable de vous donner à la fois envie de vous abonner à Fakir ET d'acheter une actions LVMH (juste pour la joie d'aller mettre le dawa à l'AG des actionnaires).

Et puis quand la lumière s'est rallumée, on a vu apparaître François Ruffin en chair et en t-shirt I love Myriam (à la place du classique I love Bernard qu'il arbore fièrement pendant tout le film), et là on s'est tous levés pour lui faire une standing ovation. Arrivée à ce stade de la soirée je m'étais transformée en groupie absolue, ce qui a un peu rendu l'Homme jaloux. On a pu poser quelques questions et puis le gentil gérant du cinéma est venu nous annoncer que finalement on pouvait redescendre assister au débat dans la grande salle car suffisamment de gens étaient partis dès la fin de la projection (les fous). Donc on a eu notre débat, et mon bonheur était complet.... 

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Ma photo de groupie toute pourrie avec Ruffin sur la scène devant l'écran.

Après les soirées Guédiguian et Gitai, c'est la troisième fois cette année que je vois mon ciné de quartier faire le plein pour une soirée spéciale et ça fait chaud au coeur. C'était d'autant plus réjouissant qu'une fois n'est pas coutume, le public était considérablement rajeuni par rapport à d'ordinaire. Disons qu'en général du haut de mes 37 ans j'ai tendance à faire baisser la moyenne d'âge des spectateurs, hier soir je me situais plutôt dans la moitié la plus âgée de la salle.

Bon le seul inconvénient du film c'est qu'après la chanson reste en tête...