Or donc, en 2017 j'étais guillerette, car pour la première fois depuis quatre ans, mon voyage avec correspondance pour me rendre en congrés s'était déroulé sans embûches.

Ahahah, quelle petite naïve je fais tiens !

Jeudi matin, j'ai quitté joyeusement mon hôtel de la Nouvelle Orléans, au programme un vol pour Atlanta, 1h30 d'escale sur place, un vol pour Paris, et enfin atterrissage à Roissy à 7h15, après quoi une longue journée de glande peinarde à la maison m'atttendait puisque l'Homme et les mini-manchottes ne rentrent du ski que dimanche après-midi.

Sauf que mon vol pour Atlanta a décollé avec 1h30 de retard tout rond.

Donc pour la correspondance vers Paris c'était un peu cuitas les bananes.

Pas grave, me dit la gentille dame de Delta Airlines au niveau du terminal domestique, on vous colle sur le prochain vol pour Paris, départ 20h50 (au lieu du 17h35 initialement prévu). Voici votre carte d'embarquement, par contre je peux pas vous attribuer un siège il faudra voir ça au moment de l'embarquement.

Fort bien, après tout 3h de retard c'est pas si grave, de toute façon j'avais pas prévu de faire un truc particulier vendredi. Et je m'en vais joyeusement rejoindre le terminal international prendre mon vol pour Paris

Sauf qu'arrivée au terminal international, une autre gentille dame de Delta Airlines m'informe qu'en fait le 20h50 pour Paris est déjà plein, et qu'on me filera un siège si et seulement si il reste de la place à bord une fois tout le monde embarqué.

Et à 20h40, après moultes rappels pour choper les ultimes retardataires (dont à ce moment précis j'aurais bien pété les rotules à coup de masse pour les empêcher d'atteindre l'avion), y'avait plus de place à bord.

Alors je me suis retrouvée en surbooking sur le vol de 23h30, que c'était le dernier avion pour Paris, et même pour l'Europe, avant le lendemain.

Autant vous dire qu'à ce moment précis je me préparais mentalement à passer la nuit dans un des hôtel de l'aéroport.

Mais, ô miracle, cette fois il y avait de la place à bord et à 23h j'ai pu embarquer, joie, bonheur et allégresse.

Sauf qu'à minuit, on nous a annoncé que l'avion avait une panne mécanique et que tous les passagers devaient descendre le temps de réparer le bouzin.

...

Finalement à 1h30 du matin, c'était bon, on est remonté à bord et l'avion a décollé vers les 2h du matin, soit 8h à Paris, heure où j'étais censée atterrir avec le vol de 17h35.

J'ai finalement atterri à Roissy vers 16h vendredi après-midi, soit avec 9h de retard, et j'ai retrouvé ma maison à 18h, 24H tout rond après avoir quitté mon hôtel la veille. Jetlag ou pas, je peux vous dire que je n'ai eu aucun problème pour éteindre les lumières et me mettre au dodo hier soir.

Donc voilà, les vols avec correspondance, quand ça foire pas à l'aller ça foire au retour, mais ça finit toujours par foirer.

La bonne nouvelle c'est que mes prochains congrès pour 2017 sont tous accessibles via des vols directs. Et puis il m'est quand même arrivé des trucs sympas en cours de route :

  • Au terminal domestique d'Atlanta il y a un Dunkin Donut', alors que j'en ai cherché un en vain au centre de la Nouvelle Orléans (ils sont tous en périphérie de la ville), ça m'a apporté un peu de réconfort (le gras c'est la vie, tout ça là).
  • Dans la nuit de jeudi à vendredi il ont lancé la nouvelle génération de pokémons sur Pokémon Go, autant vous dire que j'en ai chopé un sacré paquet pendant les longues heures d'attente à l'aéroport d'Atlanta.
  • Avec tout ça j'ai même pas perdu ma valise, qui m'a bien suivi sagement jusqu'à Paris. Autant vous dire que quand je l'ai vu apparaître sur le tapis à l'aéroport j'ai poussé un soupir de soulagement, parce que je n'y croyais plus trop !
  • Oui c'est tout, ben excusez moi, je fais ce que je peux avec ce que j'ai aussi.

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Manifestement y'a un truc qui m'échappe au niveau des vols avec correspondance, et j'aimerais bien savoir quoi.