Cette semaine on a subi la plus grosse attaque de poux depuis leur première incursion à la maison il y a bientôt quatre ans. La victime principale est cette fois Gruffalotte (jamais touchée jusque là), dont la tête grouillait de squatteurs mardi soir, comme me l'a pudiquement indiqué notre gentille orthophoniste, qui semblait bien plus gênée par la situation que moi.

Faut dire qu'en 4 ans, j'ai vachement gagné en maturité et en sérénité pouxesques, sérénité facilitée par le fait qu'avec leurs cheveux raides, les tignasses des mini-manchottes sont particulièrement aisées à peigner et à traiter. En plus les produits anti-poux sont infiniment plus efficaces et agréables d'emploi que ceux de mon enfance, donc chez nous en 1 semaine, 2 shampoing et une séance de peigne quotidien, emballé c'est éradiqué. Je ne m'embête même plus à congeler les doudoux et autres précautions prises de chou. Et puis au moment de passer le peigne, il y a ce petit rituel qui me remplit de joie, à savoir tapoter le peigne sur un mouchoir en papier blanc et écrabouiller chaque bestiole qui en est tombée avec la poignée en plastique du dit peigne. C'est une sorte de petit plaisir sadique du même ordre que quand on s'explose les points noirs devant la glace, sauf que là au moins on finit pas avec un gros pif tout rouge et couvert de marques.

Bref, j'ai du être une mère chimpanzé dans une vie antérieure.

L'inconvénient des visites pouxesques, c'est que sitôt les séances de peigne achevées sur les filles, j'ai la tête qui me gratte. Du coup je passe une heure chaque soir à peigner minutieusement chaque mèche de cheveu plantée sur mon crane,  et bien sur à la fin je ne trouve rien, queudchi, tintin des nèfles. Alors certes, c'est une bonne nouvelle, et d'ailleurs j'ose à peine imagine les hurlements d'horreur que je pousserais si la pèche aux parasites devait s'avérer fructueuse. Mais ce grattage imaginaire systématique m'agace un tout petit peu tout de même.

N'empêche, maintenant que j'en parle, voilà que ça me regrattouille.

Bon je vous laisse, je vais me repasser un coup de peigne, on n'est jamais trop prudent.

VUdLlDsKlQi5i 

Bizarrement l'Homme ça le stresse beaucoup moins les invasions pouxesques, on se demande bien pourquoi tiens...