(bah en fait c'est pas vraiment comme si on avait le choix hein)

Bon, en même temps, il faut bien admettre qu'on avait été prévenus et plutôt deux fois qu'une.

Dès que le  diagnostique d'histiocytose a été posé pour Gruffalotte il y a bientôt deux ans et demi, les médecins nous ont avertis que la maladie pouvait entraîner (et tout particulièrement pour les lésions au niveau du crâne, comme c'était le cas ici) un diabète insipide. Sur le coup on a écouté ça distraitement, vu qu'on avait d'autres priorités (genre le démarrage de la chimio) et que de toute façon elle ne présentait aucun des symptômes associés. Mais force est de constater que le Dr. Bigboss qui la suit en oncologie a du sentir le truc venir, parce qu'il revenait sur le sujet à chacune de nos visites à l'hôpital, alors même que par ailleurs le traitement fonctionnait super bien sur Gruffalotte.

Le point positif, c'est que du coup on était toujours sur le qui-vive.

Donc à partir de samedi dernier, quand Gruffalotte a commencé à se lever quatre, puis cinq, puis six fois dans la nuit pour aller faire pipi et boire un verre d'eau dans la foulée, j'ai immédiatement su à quoi on avait affaire et j'ai appelé Dr. Bigboss dès notre retour à la maison. Hier on est donc venues le voir à l'hôpital pour faire une prise de sang et une analyse d'urine (collectée par mes soins le matin même, ma vie est une longue séquence glamour) à Gruffalotte. Après quoi on a rencontré Dr. Hormona, l'endocrinologue qui va suivre Gruffalotte.

Autant BigBoss je l'aime bien, autant Hormona je la trouve un peu moins sympa. Faut dire aussi que quand je lui ai dit que Gruffalotte irait au centre des loisirs vendredi (parce qu'en fait présentement je suis pas en congé, et des fois j'aimerais passer au labo quoi), elle a soupiré en me jetant un regard noir :

Et elle ne pourrait pas passer la journée chez une grand-mère plutôt ?

J'ai déjà dit sur ce blog ce que je pensais de l'exploitation des grands-mères, notez aussi que pas une fois dans notre conversation il n'a été fait mention d'un éventuel membre masculin de la famille...

Donc bon, Hormona, je la sens pas, et je me dis qu'elle et moi on va probablement pas être copines.

Cela-dit elle est quand même compréhensive, quand je lui ai annoncé qu'on se barrait lundi matin pour deux semaines de vacances à Vienne, elle a pas hurlé que ça allait pas le faire et elle a juste adapté la mise en place du traitement.

Au final on est sorties de l'hôpital avec l'ordonnance pour les précieuses petites pilules qui devraient permettre à Gruffalotte de dormir plusieurs heures d'affilée sans devoir se lever pour aller aux toilettes. Ce qui est déjà un net progrès dans notre situation, parce que vu qu'elle me réveille à chaque passage à la salle-de-bain, ça fait donc trois nuits que je ne parviens pas à dormir plus d'une heure trente de rang, et croyez-moi, c'est un chouilla fatigant.

L'autre point positif c'est que j'ai découvert qu'on pouvait aller en vélo à l'hosto, y'a de la piste cyclable quasi-tout du long et c'est même plus rapide qu'en transports en commun. (oui bon, ok, il est pourri mon point positif, peut-être que quand j'aurais réussi à dormir huit heures de suite j'arriverai à en trouver un mieux, ou pas).

Bref, pour résumer le (trop) long post (je sais, c'est complètement con de coller le résumé à la fin alors que vous vous êtes déjà fadés la lecture de tout le bouzin) :

  • Gruffalotte fait du diabète insipide, c'est nase, elle vient de gagner un traitement hormonal à vie.
  • Néanmoins la situation est sous contrôle.
  • Même que ça ne devrait pas nous empêcher de partir en vacances lundi matin.

Y'a des gens qui se font frapper deux fois par la foudre, moi j'ai l'impression qu'on vient de gagner deux fois à la grande loterie de la loose.

giphy (20)

Cerise sur le tas de fumier, l'Homme ne rentre du Vietnam que dimanche matin,

donc en attendant c'est bibi qui se cogne tous les rancards et prises de sang...