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Il faut que je vous dise un truc, j'ai beau avoir longtemps été membre du défunt PCF (Pratchett Club Francophone voyons, qu'est ce que vous alliez imaginer ?), la vérité que que ma culture littéraire en fantaisy, et plus généralement en ce qui concerne les littératures de l'imaginaire (SF, dystopies, fantastique, ce que vous voulez quoi, en vrai j'y connais rien) est extrêmement pauvre.

En gros moi jusque là j'avais lu :

  • Du Pratchett, bon ok, tous les Pratchett. Il m'est arrivé d'avoir des périodes de lecture un peu monomaniaques dans ma jeunesse.
  • Un peu de Gaiman, parce que Pratchett.
  • Un peu de Jasper Fforde, parce qu'il m'avait été fortement conseillé par le PCF.

Et puis bon grosso modo c'est tout.

Et puis il y a deux ans j'ai découvert Margaret Atwood un peu par hasard au détour de ma médiathèque chérie (c'était avant l'adaptation en série télé de The Handmaid's Tale), via la trilogie apocalyptique Maddadam (dont je viens de voir qu'elle va également être adaptée en série, franchement lisez la avant, c'est absolument extraordinaire), et j'ai pris une sacrée claque.

Du coup je me suis dis que ça serait peut-être pas mal de continuer sur ma lancée, et plutôt que de chercher midi à quatorze heures, j'ai regardé autour de moi.

Et autour de moi il y a ma copine Ophélie Bruneau (elle aussi membre émérite du PCF, oui, oui, toujours celui avec Pratchett dedans). Ophélie elle fait partie de ses gens qui sont un peu comme Superman avec une double vie. En journée elle a son job pas forcément glamour dans l'informatique, la vie de famille qui fait galoper dans tous les sens, et puis le soir, pof ! Elle se transforme en auteure et elle crée des mondes du bout de ses petits doigts.

J'avais déjà beaucoup apprécié sa prose quand elle a écrit l'adaptation en roman de la formidable série Freaks Squeele. Donc quand je suis allée la voir au Salon du Livre vendredi dernier, je me suis dit que c'était le bon moment pour lui prendre (enfin, acheter sur mes deniers hein, je rappelle que auteur c'est un vrai travail qui mérite rémunération) un de ses romans, en l'occurence La Dernière Fée de Bourbon, qui vient juste d'être réédité par la maison Lynks. (Ouhla je découvre que le bouquin était disponible en avant première sur le salon mais que la sortie officielle est prévue pour le 12 avril, gnagnagna et en plus moi j'ai eu un exemplaire dédicacé !).

Bref.

Cette très longue et pas forcément passionnante introduction pour vous dire que ce roman c'est de la très, très bonne came, j'en veux pour preuve qu'il a passé haut la main les trois tests suivants à la maison :

  • Le test des premières pages : Parfois quand je prépare le repas et que j'ai quelques minutes à patienter (eau qui chauffe, truc dans le four, etc...), je chope le premier bouquin qui traîne dans les parage et je lis ses premières pages, juste comme ça pour voir. Si quand je lève le nez l'eau déborde de ma casserole et ça sent le cramé dans le four c'est plutôt bon signe quant à la qualité du bouquin (par contre c'est pas génial quant à la qualité du repas qui va suivre).
  • Le test du bain : J'aime bien bouquiner dans mon bain, c'est un grand plaisir que j'ai rarement le temps de m'accorder. Idéalement un bain c'est 30 minutes maximum parce qu'après l'eau refroidit et c'est plus aussi chouette. Samedi dernier, alors que j'avais déjà fait cramer les frites à midi, je suis sortie de ma baignoire au bout d'une heure trente. J'ai failli choper la crève à cause d'un livre, pas merci Ophélie.
  • Le test de Oh ben zut alors c'est déjà fini ! J'ai fini le roman lundi soir, alors qu'il est de fort bonne taille, mais pour une fois j'avais délaissé mes podcasts chéris que j'écoute dans le métro pour découvrir la fin des aventures de Lisha sur l'Île Bourbon.

Donc en résumé, La Dernière Fée de Bourbon, d'Ophélie Bruneau, c'est bien, c'est captivant, c'est un monde riche avec de beaux personnages bien construits qu'on est heureux d'accompagner dans leur cheminement, lisez-le les gens (juste pas dans la cuisine ou immergé dans une baignoire quoi).