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Parce que parfois il me faut un temps infini pour décider d'une chose, parce que mon féminisme a quand même sacrément maturé durant la dernière décennie, parce que tous les podcasts et les blogs féministes que je suis citent Despentes à tout de bras, parce que même l'Homme l'avait déjà lu (!), parce que zut à la fin je fais ce que je veux et au moment où je veux, même si c'est avec 13 ans de retard sur tout le monde !

J'ai enfin lu King Kong Théorie de Virginie Despentes.

Je pourrais dire que ça fait comme une grosse claque, mais une grosse claque qui serait également une vieille copine. Parce que bien sur il y a des tonnes d'extraits du livre que j'ai déjà lus ou entendus des milliers de fois depuis sa sortie en 2006.

Alors tout est étrangement familier, mais en beaucoup plus concentré, comme une énorme shot de féminisme pur et dur alors que d'habitude je le bois plutôt en grenadine, une dose de féminisme pour sept volumes de politesse. Sauf que la politesse ça va bien 5 minutes, merde à la fin. Depuis 13 ans les choses ont à peine bougées et je commence à en avoir ras la touffe, bordel !

Oups, excusez-moi, j'ai pas entièrement décuvé, mais promis dans le prochain billet du blog je redeviens une gentille mère de famille (plus ou moins) distinguée.

En attendant j'ai réalisé à quel point ce texte est central et fondateur dans les mouvement féministes contemporains. C'est un peu la mère de toutes les colères, une sorte de volcan de rage bouillonnante dont on ressort étonnamment vivifiée, une soupe primordiale libératrice qui donne envie d'envoyer bouler la terre entière et notamment la fraction masculine de l'humanité.

Bref, King Kong théorie, c'est bien, lisez-le si ce n'est déjà fait (et avec une peu de chance vous n'en sortirez pas en jurant comme une charretière, et quand bien même ce serait le cas, et ben on s'en fout c'est pas si grave !)