(ou pas)

S'il y a bien un truc qui me fascine avec le vélo (mais ça doit être vrai de toute pratique sportive), c'est la vitesse à laquelle on progresse dès qu'on reprend un activité  régulière. Alors que vendredi dernier j'ai encore sué sang et eau pour remonter la rue Claude Bernard (#PayeTonLaboSurLaMontagneSteGeneviève), désormais ça passe (presque) crème. Au rythme où ça va la semaine prochaine je pourrai même fumer les vélos électriques dans les montées.

En fait j'ai même déjà commencé, mais là c'est plutôt que les circonstances sont hyper favorables. Parce que, comme me le signalait mardi matin une collègue qui avait marché 50 minutes pour venir au labo faute de vélib' dispo sur son chemin, avec la grève le réseau Vélib' fonctionne en flux tendu. Les vélos sont sitôt remis en station, sitôt récupérés par un autre cycliste.

Et du coup les modèles électriques n'ont plus le temps de se recharger. De bon matin ça marche encore si le vélo a passé la nuit en station, mais l'après-midi la batterie est morte.

Et c'est comme ça, qu'hier après-midi, alors que je gravissais péniblement la rue St Jacques suite à un cours loin du labo, j'ai eu la mesquine mais néanmoins immense satisfaction de doubler une type qui ramait sur un velib' électrique et qui a finalement du mettre pied à terre tellement il était épuisé de trainer son veau de vélo dans la montée...

Oui je sais j'ai un mauvais fond, ce qui prouve bien que le proverbe mentait : On peut parfaitement avoir un esprit moisi dans un corps sain.

giphy (41) 

Par contre ces temps-ci le taux de remplissage des pistes cyclables à Paris c'est hallucinant.

J'avais jamais vu autant de vélos en ville et ça fait chaud au coeur !