Samedi soir on a regardé la version filmée d'Aladdin sortie par Disney en 2019. NAN, pas les bouses avec Kev Adams, je sais bien que j'ai abandonné tout principe dans l'éducation de ma progéniture, et ce d'autant plus depuis que je suis coincée à la maison avec elle, mais faudrait voir à pas non plus pousser mémé dans les orties. Version de 2019 donc, que nous avions zappée lors de sa sortie en salle suite à des critiques catastrophiques. Et puis j'ai vu le film dans l'avion en février dernier (l'avion, cet endroit fabuleux pour voir des trucs qui ne mériteraient pas de payer un ticket de cinéma) et en fait ben c'était pas si pire.

Bilan après un visionnage en famille (et même avec Opale, la petite voisine qui était venue passer la nuit à la maison), le film est même carrément sympathoche. Il a su garder les bons points du dessin animé d'origine (la musique a parfaitement bien vieilli et marche toujours du tonnerre), il y a des gags en plus, le personnage de Jasmine est nettement plus émancipé et pro-actif que dans la version de 1992 (et c'est pas du luxe). Et surtout, Will Smith dans le rôle du génie a suscité l'adhésion de toutes les filles de l'assemblée. Bon, on a un peu les rétines qui saignent devant des costumes tellement kitsch qu'à côté un Bollywood pourrait passer pour un Bergman. Et on regrettera l'absence totale de charisme des deux interprètes principaux (alors que Emma Watson avait vraiment réussi à s'approprier le rôle de Belle dans la version filmée de la Belle et la Bête), et tout particulièrement de Mena Massoud, qui joue Aladdin. Au point que Porcinette a su parfaitement résumer le point faible du film :

Nan mais franchement, je serais Jasmine, je me barrerais avec le génie à la fin du film !