Dimanche, il faisait encore beau, alors on a pris nos vélos pour une petite balade jusqu'au château de Grünewald, un petit pavillon de chasse tout choupi installé dans un bois à l'ouest de la ville. Normalement il y a même un chouette petit musée de peinture à l'intérieur, mais ça a chougné sec du côté des mini-manchottes quand j'ai voulu prendre des billets, donc à la place on s'est posé à la terrasse du café pour manger des gâteaux et là bizarrement personne n'a râlé...

On a aussi pu constater ce que tous nos collègues nous avaient déjà raconté. À savoir que Grünewald, c'est Ze lieu de balade des berlinois dès qu'il y a un rayon de soleil. Un peu comme les bois de Vincennes ou de Boulogne pour les parisiens, et donc là c'était blindé. Ce qui était moins sympa, c'est que c'est aussi le lieu de rendez-vous de tou·te·s les propriétaires de chiens de la ville, et manifestement il y en a un sacré paquet. Or chez les Gros Manches, on n'aime pas trop les chiens, moi je suis carrément un mémère à chats, et Totorelle quant à elle est juste mal à l'aise avec tous les animaux. Du coup elle était pas mal terrorisée et est restée collée près de moi durant toute la balade. Enfin, on a essayé de détendre l'atmosphère en se moquand de tous les chiens qui avient une tête de con (soit la quasi totalité d'entre eux à l'exception d'un grand huski tout blanc magnifique, mais du coup il lui collait encore plus la trouille), et arrivé le moment de la pause gâteau elle avait l'air à peu près remise de ses émotions.

Mercredi on a découvert à quelle sauce au corona on serait mangé dans les semaines à venir. Une fois de plus on a poussé un soupir de soulagement en comparant les situation française et allemande. Pour le moment le plus gros souci c'est qu'on ne pourra pas emmener les filles à l'opéra fin novembre comme c'était initialement prévu. Une petite déception, mais pour être honnête je n'y croyais vraiment qu'à moitié, donc c'est pas comme si je m'étais beaucoup projetée dans cette sortie.

Après ça n'est probablement que le début des ennuis, vu que l'école des mini-manchottes nous a transmis le plan rouge, qui entrera en vigueur si la situation continue à se dégrader (là on est en plan jaune, et oui, il y a des gens qui aiment jouer avec leurs feutres des deux côtés du Rhin), et qui implique le passage à un rythme d'école un jour sur deux. On se prépare donc psychologiquement à retrouver les joies de l'école à la maison avec Gruffalotte, mais bon, soyons lucide, en France ça serait sans doute pareil...

Bon allez, pour conclure tout ça sur un ton un  peu guilleret, je vous mets une petite chanson pour la route (ça date de mai dernier, mais c'est parfaitement d'actualité).