Samedi, les enfants ont fêté Halloween dans le jardin de la résidence, et je dois rendre hommage aux voisins américains qui avaient organisé l'évènement (avec stand, playlist qui va bien, décorations et sachet de bonbons individuel pour chaque enfant), clairement, on sentait qu'ils maitrisaient le sujet. De notre côté on a improvisé des déguisements pour les mini-manchottes avec ce qu'il restait en magasin cette semaine (soit pas grand chose). Sauf pour Porcinette, qui dans sa grande prévoyance avait embarqué son costume de paladine nordique, et s'est simplement maquillée le visage tout en blanc pour incarner une chavalière fantome. Ultime ironie, la cape bordée de fourrure qui aurait été inutilement chaude lors du GN initialement prévu pour le mois de mai (et annulé depuis) s'est avérée fort utile pour une froide soirée d'octobre en Allemagne.

Dimanche midi on a fait notre dernier resto en famille avant la fermeture (oui, on a eu trois jours de répis en plus par rapport à la France), et désormais tout est fermé pour déjeuner sur place. Pour le moment j'ai encore droit d'aller au labo (sur mon petit vélo les contacts sont plus que limités) et je croise les doigts pour que l'université ne ferme pas. J'ai bien tout ce qu'il faut pour me remettre au télé-travail (y compris mon fauteuil sauveur de dos chéri). Mais c'est quand même bien plus efficace là-bas (et avec les collègues on tourne pour qu'il n'y ait jamais beaucoup de monde sur place, donc y'a pas une ambiance de folie c'est sur, mais côté gestes barrières on est au taquet).

En résumé ça va, l'ambiance est un peu morose, mais ça sera jamais pire qu'en France. Donc pour se remonter le moral en ce lundi matin, je vous propose cet épisode de Musicopolis consacré à la première de Singin' in the rain en 1952. La simple écoute des chansons devrait vous remettre le sourir aux lèvres pour au moins quelques minutes...

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