Ce matin on ne rigole pas, on écoute le bouleversant, dur, mais nécessaire épisode d'Un podcast à soi consacré aux violences obstétricales.

Je garde un bon souvenir de mes accouchements (à l'hôpital et avec une péridurale fonctionnelle). Non que je n'ai pas douillé (un accouchement par voie basse ça ne sera jamais la fête du slip, ou alors je sais pas quel type de drogue vous prenez mais je veux la même), mais je me suis toujours sentie accompagnée dans cette douleur avec bienveillance par les sages-femmes et infirmières présentes ces jours là (notez qu'en trois accouchement je n'ai jamais vu l'ombre d'un gynécologue-obstétricien et je m'en porte parfaitement bien).

Et pourtant l'écoute de ce podcast me met dans un état de rage sourde.

Parce que j'ai trois filles. Et j'aurais beau les sensibiliser tout ce que je veux sur le sujet. Rien ne me garantit qu'un jour ou l'autre, elle ne seront pas confrontées à un·e soignant·e complètement dépourvu·e de respect pour elles. Et je me sens complètement impuissante. Je ne peux rien faire pour prévenir ça, et a posteriori, j'espère que si le besoin s'en fait un jour sentir, je saurai les accompagner et les aider à se défendre.

(Sérieux, parfois je me dis que tout l'argent que je mets consciencieusement de côté chaque mois, c'est pour être sure de pouvoir payer des frais d'avocat, des fois qu'un salopard s'avise un jour de s'en prendre à une de mes mini-manchottes)

tenor (7)

(franchement, plus ça va et plus je me demande si ça serait pas la solution la plus simple aux problèmes de 50% du genre humain).